POLITIQUE FICTION ?
Souvenons-nous en 1968, après son retour de Baden-Baden, De Gaulle le 31 mai a dissout l’Assemblée nationale suite au mouvement social. Le résultat des législatives qui suivirent se traduisit par l’élection d’une Assemblée réactionnaire où la droite détint une majorité écrasante.
C’était la réponse de la bourgeoisie bien pensante à ce que De Gaulle avait appelé la chienlit.
Depuis 10 ans, Macron, détruit l’économie française et ses structures ainsi que notre modèle social.
Son discours actuel sur l’imminence d’une menace russe semble très énormément surestimé.
Veut-il instaurer un climat de peur dans la population ? Ce climat de peur est d’ailleurs largement relayé par les médias mainstream et aux ordres (voir la Une de la Dépêche du Midi de ce jour 22/09). À cela, il convient d’ajouter son refus absolu d’une quelconque intervention visant le prix des carburants.
La cocotte-minute de la société française semble sur le point d’exploser.
Mais une forte explosion sociale n’est-il pas ce que recherche Macron pour justifier une une réponse forte ? D’autant qu’à la fête de l’Humanité les représentants des partis de gauche se sont tous prononcés pour une censure du gouvernement Lecornu sur le budget, excepté Boris Vallaud, Parti socialiste, qui a été moins catégorique, s’engageant moins et évoquant seulement une éventualité à cette censure. On n’en attendait pas moins de lui.
Ne peut-on pas envisager qu’à la suite des mouvements sociaux à venir des 29 septembre et 17 octobre, Macron, décide de dissoudre l’Assemblée nationale alors en pleine discussion budgétaire ?Aujourd’hui, Macron, droite et droite extrême, ne reprennent pas le vocable de De Gaulle, « chienlit », mais recourent à celui de « chaos ».
On pourrait alors penser que Macron espère trouver ainsi une majorité de droite/droite extrême après de nouvelles élections.
La question du temps budgétaire ne serait en fait pas un problème. Sans Assemblée nationale, il suffirait que le Sénat donne l’autorisation du principe des douzièmes pour que la continuité de l’État soit assurée le 1er janvier2027.
Dès son installation, la nouvelle Assemblée pourrait alors adopter une loi de finances d’une rare austérité sans opposition.
Si le prochain chef de l’État élu été un homme issu de la vraie gauche, ce dernier serait pieds et mains liés par la nouvelle Assemblée, ne pouvant la dissoudre avant un an : un an de perdu pour appliquer le programme salvateur d’une vraie Gauche.
À cela il convient de ne pas oublier non plus le rôle que pourraient avoir dans une situation « critique » les grandes manœuvres de Macron avec des nominations stratégiques de personnalités très proches de lui :
- Monsieur R. Ferrand au Conseil Constitutionnel,
- Madame A. De Monchanin à la Cour des Comptes,
- Madame Ch. Chaubel , épouse de Monsieur Bompard (PDG de Carrefour), comme procureur adjointe au tribunal judiciaire de Paris,
- Monsieur O. Boyer, époux de la ministre de la Santé, comme conseiller extraordinaire au Conseil d’Etat,
- Monsieur E. Moulin comme gouverneur de la Banque de France,
- Monsieur F-Nb. Buffet comme Défenseur des droits.
Certes mon propos ne relève que de politique fiction mais cependant reste empreint d’une grande inquiétude et cela ne m’empêche pas de me demander aussi s’il y aura bien une élection présidentielle les 18 avril et 2 mai 2027…
/image%2F7242049%2F20260611%2Fob_bbe223_1966-08-mimizan-coucher-soleil-kodachr.jpg)